Lorsque le manque de sommeil est source de trop grand stress
La majorité des parents souffrent d’une intense fatigue les premiers mois de la vie du bébé. Mais pour la maman en détresse, c’est bien souvent un cercle infernal: le manque de sommeil agit fortement sur son état de santé mentale, et l’anxiété génère de l’insomnie- sans compter que le sommeil de bébé peut être source d’angoisses terribles. Alors comment gagner en repos intérieur lorsqu’on est à bout?
Le sommeil de votre bébé vous inquiète? Il y a fort à parier que sa façon de dormir n’a rien d’anormal
Les troubles réels du sommeil chez le nouveau-né existent, mais ils sont rares: la plupart du temps, les habitudes de sommeil des tout-petits sont très normales, aussi épuisantes qu’elles puissent être pour vous. Il se peut que le rythme du sommeil de votre bébé vous angoisse, pour plusieurs raisons, et notamment parce que vous vous inquiétez de la quantité de sommeil dont il bénéficie. L’endormir devient alors une véritable mission au cours de laquelle vous ressentez beaucoup de stress, et le relâchement ne s’opère en vous que lorsque les yeux de votre bébé sont enfin clos.
Voici quelques petites formules à vous répéter si vous êtes dans cette situation:
Le temps que votre bébé devrait idéalement passer à dormir par tranches de 24 heures est une norme indicative: seules les carences graves en sommeil pourraient affecter la santé et le développement de votre bébé. Cela n’est probablement pas le cas du vôtre, et quelques heures en moins de sommeil par jour par rapport à ce qui est préconisé n’aura aucune conséquence particulière. D’ailleurs les normes sociales à ce sujet, tout comme les rituels et habitudes qui entourent le sommeil des bébés, varient énormément d’un pays à l’autre! Les mamans espagnoles couchent leurs enfants bien plus tard que les mamans françaises le soir et les mamans finlandaises pratiquent beaucoup la sieste nordique, soit le fait de faire faire à leur bébé les siestes en extérieur, même par -15 degrés.
Si votre bébé ne dort pas selon les standards établis, cela ne veut en aucun cas dire que vous êtes une mauvaise maman: votre responsabilité est de lui offrir les conditions nécessaires à son sommeil. Une fois celles-ci assurées, c’est à lui que revient la décision de dormir- ou non. Et vous avez fait exactement ce que vous deviez faire. Tous les bébés sont différents, certains sont ce qu’on appelle communément de «petits dormeurs», d’autres n’ont de problèmes à dormir ni le jour, ni la nuit et ce, très rapidement.
Vous avez le droit d’entreprendre ce que bon vous semble pour faciliter ou régulariser le sommeil de votre bébé: si la question du sommeil de votre bébé est un frein à votre mieux-être, n’écoutez que vous: tous les moyens seront bons pour obtenir le repos dont vous avez besoin pour être la meilleure maman possible pour votre enfant; le choix de faire du cododo ou non, d’allaiter la nuit ou non, d’entraîner ou non votre enfant au sommeil etc., ne regarde que vous et votre co-parent.
Rappelez-vous que si vous éprouvez de grandes difficultés dans cette période post-natale, il est normal que votre anxiété se fixe sur des éléments aussi centraux de la vie de votre nouveau-né que son sommeil ou son alimentation, et il n’est pas rare que cela devienne même obsessionnel: il s’agit d’une manifestation de votre détresse maternelle; votre bébé, lui, a probablement son compte de sommeil. Il existe tout de même des astuces pour faciliter son sommeil, et donc peut-être le vôtre, à découvrir ici.
Plus que du repos, c’est peut-être du répit qu’il vous faut
Si le sommeil de votre bébé revêt une telle importance, c’est peut-être le signe que vous avez besoin d’une pause. Si vous vivez la difficulté maternelle et que vous passez beaucoup de temps seule avec votre enfant, il est tout à fait normal que vous ayez besoin de moment pour vous, et ses siestes représentent des opportunités à ne pas manquer. Lorsqu’on se sent déprimée et/ou angoissée, le tête-à-tête constant avec bébé exige énormément d’énergie et l’on ressent de manière plus intense le besoin d’être laissée à soi pendant quelques instants- que ce soit pour dormir ou tout simplement ne pas être en interaction avec son enfant. Il est normal et sain de vouloir un répit de son propre enfant! N’hésitez pas à solliciter des membres de votre entourage en qui vous avez confiance pour veiller sur votre bébé quelques heures par semaine, vous n’en serez pas une maman moins investie! Certaines organisations proposent du répit aux mamans et offrent de prendre en charge le bébé pendant quelques heures. Si vous vivez au Québec, n’hésitez pas à consulter le 211 pour avoir accès au bottin de ressources.
Apprivoiser la fatigue, cette ennemie du quotidien
Quelle que soit la façon dont se passe l’aventure maternelle, le manque de sommeil se fera sentir, c’est presque inévitable. Chez les mamans très souffrantes, le stress est élevé au point qu’elles peuvent en plus développer des troubles du sommeil et connaître de longues périodes d’insomnie durant lesquelles bébé, lui, dort: plus le temps passe, moins elles ont d’énergie et plus l’anxiété se développe.
Si vous vivez cela, il se peut que vous ayez parfois (souvent!) l’impression que vous ne redormirez jamais, que vous ne viendrez jamais à bout de certaines journées, que vous ne serez plus jamais en forme, etc. Il est crucial de trouver des moyens de vous reposer, même si vous ne dormez pas à poings fermés pendant ces moments-là: respirer, méditer, peut avoir un effet réparateur en limitant l’influence de certaines hormones responsables du stress.
Mais quoi qu’il en soit, il est important de garder en tête que le temps fait bien les choses: d’une part, le sommeil de votre bébé va finir par s’installer; mais surtout, vous finirez par bien mieux tolérer la fatigue.